En Août 2007, il y a eu une série d'émeutes en Haïti et dans d'autres pays d'Amérique du Sud. Les gens avaient faim. Le blé et le mais constituent la base de leur alimentation or ces deux denrées avaient vu leur prix exploser. Des économistes, journalistes et autres éditorialistes se sont empressés de nous expliquer que c'était un enchaînement de facteurs qui causait cette hausse.
Avec l'envol du prix du pétrole et sa mauvaise presse dans les cercles écologiques, on a commencé à remplacer la culture du blé et du maïs par la culture du Colza, plante qui rentre dans la composition du carburant bio. Suivant le fameux adage « ce qui est rare est cher », moins de terre pour cultiver le blé égal moins de blé, égal hausse des prix. Viennent s'ajouter à cela, nos boursicoteurs qui aiment bien les choses rares (car ça peut devenir très cher). Ils ont acheté des stocks de ces matières premières en pariant sur une poursuite de la hausse. C'est la théorie de l'offre et la demande : si l'offre baisse mais pas la demande (bizarrement on ne se passe pas facilement de manger), le prix monte. Le pari de nos financiers fut donc gagné. Bien joué les gars ! Ainsi, on roule pour moins cher, on pollue moins et on augmente nos revenus grâce de judicieux placements.
Dit autrement, parce que les Européens ne veulent plus détruire la planète en brûlant du pétrole, ils sont passés au carburant bio, affamant le reste de la planète. Ecologistes peut-être, humanistes, c'est moins sûr.
La chanson Voltaire était née.
J'ai fait comme on m'a dit,
Pour sauver la planète,
Au nom d'l'écologie,
Je roule à l'énergie verte.
Grâce à moi il n'y a plus,
De marée noire en Bretagne,
L'or noir a disparu,
Tombe la neige en montagne.
On respire librement,
Les gens à Paris Plage,
S'imaginent vraiment,
Dans de merveilleux voyages.
A part le prix du pain,
Qu'a un peu augmenté,
Pas grand-chose vingt fois rien,
A chaque guerre ses blessés.
Je cultive ma terre,
un peu grâce à Voltaire,
sans me faire de souci,
pour le peuple d'Algérie,
Je cultive ma terre,
un peu grâce à Voltaire,
sans me faire de remord,
pour le peuple des Comores.
Des peuples se seraient,
Dans le sud, révoltés,
C'est l'argent qui manquait,
Pour se payer du blé.
Il était devenu,
Aussi rare que cher,
Pour produire mon carbu,
Il avait dû céder sa terre.
Quelques spéculateurs,
comme moi, à leur tour,
Misèrent à la bonne heure,
Et firent grimper les cours.
C'est facile sur la toile,
C'est du poker en plus grand,
Je n'vois pas vraiment le mal,
A faire fructifier son argent.
Je cultive ma terre,
un peu grâce à Voltaire,
sans me faire de souci,
pour le peuple d'Algérie,
Je cultive ma terre,
un peu grâce à Voltaire,
sans me faire de remord,
pour le peuple des Comores.
Après huit heures de boulot,
Je m'occupe de mes tomates,
Un peu d'eau mais pas trop,
Pour n'pas faire pourrir la grappe.
C'est moins pour me nourrir,
Et plus pour me détendre,
Que j'les regarde s'épanouir,
De début mars à fin septembre.
Puis je pars en vacances,
De l'autre côté de la terre,
Ecouter le silence,
Dans de somptueux déserts.
Plus d'hommes pour mettre à mal,
La sublime beauté des plages,
Que des touristes responsables,
Avec des guides de voyages.
Je cultive ma terre,
un peu grâce à Voltaire,
sans me faire de souci,
pour le peuple d'Algérie,
Je cultive ma terre,
un peu grâce à Voltaire,
sans me faire de remord,
pour le peuple des Comores.
Pour devenir nos potes et écouter notre musique, cliquer sur My Space Voltaire en Live, à la Scène Bastille le 19 Novembre 2008